Plateforme métropolitaine

Notre projet commun pour une métropole écologique et solidaire

Élections municipales et métropolitaines 2026

Nous sommes en contact permanent avec les habitants des 43 communes qui composent notre métropole. Que nous demandent-ils ? Améliorer leur cadre de vie, garantir l’accès aux services dont ils ont besoin, résorber les inégalités et protéger l’environnement, développer le territoire afin qu’il continue à être dynamique et à créer des emplois.

Notre intercommunalité nous permet, par la mutualisation de nos moyens, de faire plus et mieux à 43 que ce que chacun pourrait faire seul dans sa commune. C’est le sens même de la coopération intercommunale. Le projet que nous portons pour Rennes Métropole s’inscrit dans la continuité des politiques menées dans le mandat qui s’achève. Il propose d’amplifier les efforts en faveur des transitions écologiques et énergétiques, en s’appuyant sur l’engagement des citoyens et des acteurs du territoire, dans un contexte où les effets du réchauffement climatique se font de plus en plus prégnants.

Nous voulons accélérer la bifurcation sans exclure, en plaçant la question de la justice sociale au cœur de notre action et en mobilisant l’ensemble des acteurs du territoire, car nous sommes convaincus que les défis qui nous attendent ne pourront être surmontés que collectivement. C’est pourquoi, en tant que têtes de liste se retrouvant dans les valeurs de solidarité et d’écologie, nous nous attacherons à la réalisation d’un projet de territoire qui poursuit cet objectif. Avec Rennes Métropole, nous disposons de leviers importants pour atténuer les désordres provoqués par les bouleversements du climat autant que pour nous adapter, avec robustesse, à la multiplicité des défis auxquels nous faisons face.

Pour cela, nous pouvons nous appuyer sur le modèle qui est le nôtre, celui de la « ville-archipel », et sur une solidarité intercommunale construite tout au long des cinquante dernières années. C’est ce cadre qui nous a permis de garantir de justes équilibres territoriaux, de maintenir une alternance entre des pôles urbains et des espaces agricoles ou naturels préservés, d’engager nos communes dans un effort de développement et d’accueil partagé, où chacune prend sa part. Des logements de qualité, des transports performants, une économie résiliente sont le socle de notre action, en s’engageant toujours plus dans les transformations écologiques et sociales nécessaires pour assurer l’avenir de notre territoire.

Une métropole qui protège

garantir le « pouvoir d’habiter » et la solidarité


Notre ambition est de permettre à chaque habitant de se loger et de vivre dignement. Elle repose sur une approche globale alliant production de logements, régulation des prix et solidarité active.

Produire des logements et garantir la mixité sociale

La Métropole se donne un objectif de production de 5000 logements par an pour répondre à la croissance démographique et au « desserrement » des ménages (séparations, départ des enfants…), dans une offre répartie sur l’ensemble des 43 communes, selon l’armature de la « ville-archipel », avec 56 % de la production de logements concentrée sur le cœur de métropole. Au moins 10 % de cette offre nouvelle sera issue du recyclage immobilier (réhabilitation, surélévation, transformation de bureaux en logements), afin de limiter l’artificialisation des sols.

La solidarité métropolitaine a pour ambition de permettre un développement équilibré qui ne laisse aucun territoire de côté. Elle s’incarne dans les opérations de renouvellement urbain autant que dans nos dispositifs garantissant l’équité d’accès au logement. Nous prolongerons notre action en nous assurant que chaque opération de plus de 15 ou 30 logements (selon la commune) intègre 25 % de logement locatif social et 15 % d’accession sociale à la propriété. Nous avons été précurseurs sur la création du loyer unique, ce système qui permet de s’assurer qu’un logement social de même catégorie aura le même loyer partout sur le territoire, quelle que soit sa date de construction ou sa localisation. Il favorise le véritable choix des ménages modestes et permet un parcours résidentiel facilité. Nous mettrons en œuvre une bourse d’échange des logements sociaux, pour faciliter les changements en fonction des âges et des besoins des locataires, qui évoluent au cours de la vie.

Réguler les prix et encadrer

Face à l’envolée des prix de l’immobilier, nous continuerons à déployer des outils pour « dé-marchandiser » le logement. Nous généraliserons notamment la séparation de la propriété du sol, qui doit redevenir notre bien commun, de celle des murs, qui revient naturellement aux ménages, via le bail réel solidaire (BRS). Ce dispositif, étendu à toutes les communes, permettra de proposer 1 700 logements par an à l’achat, de 30 à 50 % moins chers que le marché libre, et d’empêcher la spéculation lors de la revente. Par ailleurs, dès que l’État nous le permettra, nous mettrons en oeuvre l’encadrement des loyers, ainsi que la réquisition des immeubles durablement vacants sans raison. Nous mettrons en œuvre un permis de louer pour assurer que les logements mis à la location soient dignes, et nous régulerons les meublés touristiques pour éviter que des résidents permanents ne soient évincés au profit de la rentabilité de court terme.

Protéger les publics spécifiques et vulnérables

À chaque étape de leur vie, les habitants de Rennes Métropole doivent pouvoir trouver des réponses adaptées. Pour les étudiants et les jeunes actifs, notre Programme Local de l’Habitat 2023-2028 (PLH) s’est fixé pour objectif la production de 1 000 logements supplémentaires et le développement de colocations solidaires. Pour les seniors et les personnes en situation de handicap, nous contractualisons avec les communes pour produire des logements adaptés permettant le maintien à domicile. Pour les personnes en situation de grande précarité, c’est le déploiement du plan « Logement d’abord » et du programme « Hospitalité » pour proposer des solutions de mise à l’abri, incluant des logements modulaires déplaçables sur les fonciers en attente de la réalisation de projets immobiliers.

Renforcer nos solidarités

La transition écologique ne doit jamais être un facteur d’exclusion, c’est pourquoi nous soutenons la réhabilitation du parc social (objectif label DPE « B ») et du parc privé (dispositif écoTravo), afin de réduire les charges des habitants et lutter contre la précarité énergétique. À travers la Stratégie métropolitaine des solidarités, et son bras opérationnel le schéma métropolitain d’accès aux droits, nous lutterons contre le non-recours et renforcerons les dispositifs comme la carte « Sortir! ».

Enfin notre Contrat de ville exprime notre ambition de garantir à tous les habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville le même droit à la ville, à la citoyenneté, à l’éducation, à un revenu décent et à un mode de vie sain dans un environnement sûr, que n’importe quel autre habitant de la métropole.

Favoriser la santé et le bien vieillir

Le Contrat local de Santé (CLS), réunissant de nombreux acteurs autour de la collectivité et de l’Agence régionale de santé (ARS), poursuit l’objectif de faire de Rennes Métropole un territoire de prévention, d’y faciliter l’accès aux soins, d’agir sur les facteurs environnementaux et de développer un urbanisme favorable à la santé. Nous poursuivrons les actions menées dans le cadre de la démarche Rennes Métropole Amie des ainés, notamment pour un habitat favorable au vieillissement, pour faciliter la mobilité des ainés et développer leur accès à l’information.

Lutter contre les discriminations

Après avoir lancé l’observatoire métropolitain des discriminations et mené une enquête de ressenti discriminatoire auprès de la population en 2024, nous poursuivrons les actions inscrites au plan de lutte contre les discriminations et au plan d’actions Égalité Femmes-Hommes. C’est également un axe transversal de notre Contrat de ville. Avec les associations spécialisées, nous ouvrirons un nouveau lieu métropolitain de ressources et d’accueil pour les victimes de discriminations, avec notamment un bus itinérant pour aller au plus près de la population dans les communes.

Prévenir la délinquance

Nous avons créé, en 2024, un Conseil métropolitain de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CMSPD). Cette instance réunit à la fois les maires, des représentants de l’État, de la justice et des forces de sécurité intérieure, mais également des associations de prévention et des organismes partenaires. Nous continuerons d’animer ce réseau d’échange autour des questions de sécurité et de tranquillité publique pour donner des outils aux élus municipaux, partager les données issues de l’observation comme les actions menées par les communes au titre de leur action dans le continuum de sécurité.

Une métropole durable

sobriété foncière et transition écologique


Nous avons déjà engagé la métropole dans une trajectoire vers la neutralité carbone à l’horizon 2050. Nous poursuivrons dans cette voie, forts des objectifs fixés par notre Plan climat air énergie territorial. Loin du retour en arrière qui influence aujourd’hui le débat public, la demande d’action environnementale de la part des habitants de notre Métropole est forte, afin de lutter contre l’insécurité écologique. Face aux inondations, aux canicules et aux sécheresses, face à la dégradation de la qualité de l’eau et à l’érosion de la biodiversité, face à notre dépendance énergétique, nos concitoyens attendent de nous des actions concrètes et ambitieuses.

Planifier le développement pour limiter l’étalement urbain

Le modèle de la « ville-archipel » était précurseur par rapport aux législations actuelles limitant l’artificialisation des sols. Il a permis de développer une métropole équilibrée, entre intensité urbaine maîtrisée et préservation d’espaces naturels et agricoles, qui représentent encore 78 % de notre territoire. Nous n’avons donc pas attendu le Zéro Artificialisation nette (ZAN) pour adopter la sobriété foncière, et nous nous inscrivons pleinement dans cette trajectoire en limitant la consommation d’espace à 65 hectares par an, en privilégiant le renouvellement urbain et la densification maîtrisée autour des axes de transports. Nous adopterons le Schéma de cohérence territoriale (SCoT) révisé à l’échelle des quatre intercommunalités qui composent le Pays de Rennes. Pour renforcer la souveraineté alimentaire du territoire, nous continuerons de préserver le foncier agricole, et de développer les circuits courts, notamment en créant une plateforme logistique alimentaire avec un marché à destination des professionnels, en renforçant le dispositif Terres de Sources et les dispositions du Plan alimentaire territorial.

Favoriser la production d’énergies renouvelables

Rennes Métropole vise le doublement de la production d’énergies vertes sur la décennie, notamment via le photovoltaïque, l’ouverture d’une unité de valorisation énergétique modernisée et l’extension des réseaux de chaleur. Nous poursuivons l’objectif d’atteindre ainsi une production locale d’énergies renouvelables à hauteur de 1 600 GWh en 2030 et un objectif de long terme à 2 400 GWh en 2050. Nous prendrons toutes les mesures possibles pour encourager la sobriété énergétique, soutenir l’autoconsommation collective en électricité mais aussi en biogaz, et accélérer la rénovation énergétique des bâtiments.

Préserver les ressources

La stratégie Biodiversité et Eau vise un objectif ambitieux de 100 % des masses d’eau en bon état écologique et un territoire « zéro pesticide de synthèse » d’ici 2030. À l’heure où sont écrites ces lignes nous attendons encore l’adoption du Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) du bassin de la Vilaine, dans lequel figurent des dispositions permettant de protéger les aires d’alimentation de captages d’eau. Pour accompagner les changements de pratiques, des études sont conduites pour mettre en oeuvre des paiements pour services environnementaux destinés aux agriculteurs. L’accompagnement financier des agriculteurs, déjà engagés dans le cadre de Terres de sources ou dans l’aide à la conversion en bio, est en effet un élément indispensable pour réussir la transition agricole et alimentaire du territoire. Cela passera également par une vaste politique de végétalisation : que ce soit dans l’aménagement des espaces publics, l’accompagnement des particuliers disposant d’un jardin comme des agriculteurs reconstituant des haies bocagères. Notre ambition est de planter 400 000 arbres sur la décennie qui vient. Développer le patrimoine boisé du territoire permettra d’améliorer les continuités écologiques, de s’adapter au changement climatique et de réduire les vulnérabilités et les pollutions.

Réduire nos déchets

Aujourd’hui chaque métropolitain produit environ 430 kg de déchets ménagers et assimilés par an. C’est 55 kg de moins qu’en 2010. Nous ambitionnons de réduire ce chiffre à 412 kg en 2030. Pour cela, nous favoriserons toutes les actions visant les changements de comportements afin de produire moins de déchets, et nous poursuivrons l’amélioration de leur valorisation (matière et énergétique). Les services rendus aux habitants seront renforcés, avec notamment un service gratuit d’enlèvement des encombrants à domicile dans toutes les communes de la métropole, en lien avec les acteurs de l’économie sociale et solidaire. Nous accompagnerons également la réduction des déchets par l’information incitative, en permettant à chaque habitant de consulter ses données personnelles de production.

Une métropole en mouvement

décarboner toujours plus nos mobilités


Dans une « ville-archipel » où les ceintures vertes sont aussi des distances à parcourir, la performance du réseau de transports en commun est primordiale. Alors que les transports sont à l’origine de la moitié des émissions de gaz à effet de serre sur le territoire de Rennes Métropole, nous poursuivrons les efforts engagés pour réduire notre dépendance à la voiture solo, en continuant de développer massivement les transports en commun. Nous engagerons sur le prochain mandat la révision de notre Plan de déplacements urbains.

Conforter notre réseau de transports en commun

Avec deux lignes de métro et 150 lignes de bus qui desservent les 43 communes de la métropole, nous disposons d’un réseau de transport en commun parmi les plus performants au niveau national. Il sera encore renforcé, par le développement de quatre lignes de trambus au-delà de la rocade, ainsi que par l’amélioration des cadences sur la ligne a du métro, grâce aux travaux actuellement menés sur l’arrière gare Kennedy. 85 % des métropolitaines et des métropolitains seront ainsi dans un avenir proche desservis par le métro et les trambus. Dans le même temps, l’offre de bus sur les lignes métropolitaines augmentera de 10 % pour atteindre 14 millions de kilomètres en 2032, avec des fréquences renforcées et une amplitude horaire élargie. Nous poursuivrons la décarbonation engagée, pour passer la totalité des véhicules du réseau Star et du service Handistar en mode électrique ou au bioGNV. Dans les suites de l’étude portée avec l’État et la Région sur les haltes de l’étoile ferroviaire rennaise, nous étudierons les aménagements de leurs abords nécessaires pour renforcer l’usage du train.

Enfin, parce que la sérénité et la sécurité dans les transports sont un facteur important pour favoriser l’abandon de la voiture solo au profit du bus et du métro, nous créerons une police métropolitaine des transports.

Développer les modes actifs, le covoiturage et l’autopartage

Le Réseau Express Vélo sera finalisé pour connecter 14 communes de la métropole à Rennes en moins de 20 minutes. Les aménagements d’infrastructures cyclables prévues dans le schéma directeur vélo de Rennes Métropole seront poursuivis, pour atteindre 500 km à la fin du mandat. Nous augmenterons le nombre de stationnements vélo sécurisés et nous élargirons le service Star le Vélo à 76 stations, dans Rennes et dans les communes du coeur de métropole. Les vélos en libre-service seront progressivement remplacés par des vélos à assistance électrique d’ici 2028. Nous augmenterons le nombre de vélos à assistance électrique en location à l’année pour atteindre 2 500. Pour encourager les changements de comportements, l’offre de service d’autopartage Citiz sera augmentée et élargie au coeur de métropole, le covoiturage encouragé par les services en ligne et par les infrastructures routières telles que les voies réservées.

Renforcer l’accessibilité tarifaire

Aujourd’hui, avec la gratuité pour les moins de 12 ans et l’élargissement de la tarification sociale des transports, ce sont près de 30 % des voyages sur le réseau Star qui sont réalisés à titre gratuit, et 90 000 personnes qui bénéficient d’une gratuité ou d’une réduction selon leurs ressources. Demain, pour concilier justice sociale, accessibilité et soutenabilité financière, sans compromettre la qualité et la fréquence de l’offre pour l’ensemble des usagers, nous rendrons les transports gratuits pour la totalité des 18 000 étudiants boursiers.

Une métropole dynamique

économie responsable et circulaire


Avec des politiques ambitieuses en matière de logement, de mobilité, d’amélioration du cadre de vie, Rennes Métropole crée, pour les entreprises de son territoire, des conditions d’accueil exceptionnelles pour les populations actives. Par ailleurs, nous avons la conviction que c’est la transition écologique qui permettra de transformer le tissu productif local et de créer des emplois non délocalisables. C’est pourquoi nous continuerons de la placer au cœur de la politique de soutien économique menée par Rennes Métropole.

Il s’agit d’accompagner à la fois le développement des entreprises déjà présentes sur nos communes et la relocalisation des activités productives, en faisant de la métropole un territoire ouvert et propice à l’initiative. Créer de l’emploi dans une multitude de secteurs d’activité est pour nous une priorité, d’abord pour permettre l’accès à un travail de qualité, et pouvoir ainsi vivre dignement dans la métropole, ensuite pour rendre le tissu économique local robuste et résilient face au raccourcissement des cycles économiques nationaux et internationaux.

Entretenir notre dynamique d’innovation, de recherche et d’enseignement supérieur

Nous animons la Conférence métropolitaine de l’enseignement supérieur et de la recherche qui associe les universités, les grandes écoles, le CROUS, les organismes de recherche. Elle pilote notre stratégie d’enseignement supérieur et de recherche, qui vise à faire de la plaque rennaise un site de référence agissant en faveur des transitions écologiques, sociales et démocratiques. La recherche d’excellence menée à Rennes, et ses liens étroits entretenus avec le tissu économique, est un terreau pour l’adaptation du territoire et pour le développement d’une innovation vertueuse. Nous promouvons une recherche impliquée qui améliore, par la coopération, l’action publique territoriale. Nous accompagnerons toutes les mesures qui permettront de faire de nos campus des lieux ouverts sur la ville, innovants, exemplaires sur le plan environnemental.

Garantir les conditions du développement économique

Toutes les entreprises ont besoin de visibilité pour pouvoir se développer. Notre Programme local d’aménagement économique (PLAE) permet de sanctuariser les zones industrielles et artisanales, en imposant de nouvelles règles pour lutter contre la spéculation et la rareté foncière. Il donne la priorité au renouvellement urbain en actant que 60 % de l’offre foncière se réalisera en renouvellement de l’existant, et intègre des outils novateurs comme le bail à construction sur les terrains métropolitains : en restant propriétaire du sol, la puissance publique garantit le maintien de la vocation productive des zones d’activité et régule les prix. Les critères d’engagement écologique et social seront confortés pour déterminer l’éligibilité aux aides directes, et dans le même temps la métropole aidera les PME dans l’exercice de leur responsabilité sociale et environnementale (RSE).

Consolider un socle industriel innovant

Le Pôle d’Excellence Industrielle de La Janais, avec les 25 000 m² du Bâtiment 78, a vocation à devenir le cœur de notre développement industriel. Il continuera à accompagner la relocalisation des activités productives, notamment dans les domaines du bâtiment durable et de la mobilité décarbonée. Plus largement, nous accompagnerons les filières d’avenir, de l’agroalimentaire à la production d’énergie et au spatial, en passant par la cybersécurité et l’IA Souveraine.

Engager la métropole vers une économie circulaire et sobre

Notre objectif est de parvenir à diviser par deux notre empreinte matière d’ici à 2050, et d’augmenter significativement la part de production locale dans notre consommation. Nous concentrerons nos efforts sur quatre secteurs à fort enjeu : le BTP, les mobilités, les équipements électriques et électroniques, et l’alimentation/biomasse. La Métropole soutiendra le développement de ressourceries et de plateformes de réemploi, pour les professionnels comme les particuliers, avec les Halles en Commun à Rennes comme vitrine de notre savoir-faire en matière d’économie circulaire. Nous continuerons de soutenir les entreprises d’insertion engagées localement dans cette filière.

Défendre la vitalité commerciale et touristique

Rennes Métropole accompagnera dans ses mutations un secteur du tourisme qui génère des retombées économiques importantes chaque année. Il inclut désormais un tourisme de proximité, nécessitant de repenser les mobilités de loisirs et de favoriser le développement d’une offre sobre et inclusive, en valorisant le patrimoine vert, bleu, fluvestre. C’est par exemple tout le sens du projet de Sentier métropolitain qui sera concrétisé.

Le soutien au commerce sera réaffirmé, car il est un levier pour assurer la vitalité des centralités dans les communes comme pour garantir la mixité fonctionnelle dans les quartiers. Cela passe par l’accompagnement de la requalification urbaine des centres bourgs, leur apaisement par des aménagements de voirie, le regroupement des commerces et du petit artisanat. Des samedis de gratuité des transports accompagneront les temps forts d’animations festives et commerciales. Le centre-ville de Rennes, premier centre commercial de Bretagne, connait d’importantes opérations d’aménagement conduites par la Métropole, qui contribueront notamment au renforcement de son attractivité.

Renforcer et accompagner l’économie sociale et solidaire

Nous consoliderons le pôle Économie sociale et solidaire (ESS) du territoire. Le modèle économique des coopératives doit permettre l’émergence de nouvelles formes d’initiatives entrepreneuriales. Cette filière devra pouvoir répondre également aux mutations du monde associatif avec l’accompagnement de nouveaux projets recherchant la vertu économique au profit d’un projet sociétal. À cet effet, nous porterons une attention particulière au Quadri et aux conditions de sa pérennité. Pour éviter les fermetures d’entreprises et sous conditions de viabilité du projet, nous accompagnerons la reprise par les salariés de leur outil de travail sous forme de coopérative. Nous aurons, à destination des acteurs de l’ESS, une politique de loyers hors marché dans le patrimoine métropolitain et celui de nos opérateurs.

Développer un numérique responsable

L’écosystème rennais du numérique, véritable pilier de notre tissu économique, est aujourd’hui le troisième plus dense en emplois à l’échelle nationale. Il a toujours su s’adapter aux révolutions successives qui ont impacté le secteur : les télécommunications dans les années 1980, l’image dans les années 2000, et maintenant la cyber. Cette résilience, nous la devons aux capacités d’innovation vertueuse des entreprises implantées localement, de la plus petite startup au grand groupe, cultivées avec le milieu académique et la recherche. Nous continuerons à accompagner les acteurs du secteur et à profiter de cette force pour faire de notre métropole un territoire de confiance, résilient face au risque cyber, vigilant face aux dérives potentielles de l’IA générative, inclusif pour résorber la fracture numérique, et responsable face à la consommation des ressources par ce secteur.

Favoriser l’emploi dans les quartiers

Nous favoriserons le recrutement dans les quartiers populaires et auprès des populations les plus éloignées de l’emploi pour que le dynamisme économique profite à tous. Un troisième Plan emploi-quartier sera lancé en lien avec nos partenaires, pour favoriser le rapprochement entre les entreprises et les demandeurs d’emploi. Nous faciliterons l’obtention de stages et l’insertion professionnelle des jeunes issus des quartiers populaires, notamment à travers le dispositif des clauses sociales dans les marchés publics. La création d’activités dans les quartiers populaires sera encouragée, par l’accompagnement à l’entrepreneuriat et le droit à l’expérimentation.

Une métropole citoyenne

notre méthode, le « faire ensemble »


La réussite de ce pacte repose sur la mobilisation citoyenne et partenariale. Entre nos communes, à l’échelle des secteurs, au sein de la gouvernance métropolitaine comme avec nos voisins : la coopération est le maître-mot. L’identité de notre métropole repose sur son histoire, sa construction progressive, et aussi sur celles et ceux qui la vivent et l’animent.

Faire culture commune

Notre récit collectif, enraciné, ouvert sur le monde, nous permet de faire culture commune. Cela passe par l’appui en ingénierie proposé par la métropole auprès des communes, l’accompagnement des lieux de création et de diffusion artistique et, pour contribuer à l’accès à la culture pour tous, une multitude d’équipements structurants au service de la population. L’Opéra, seule maison d’art lyrique en Bretagne, continuera de se déployer dans les communes avec Opéra sur écrans. Un MusikHall rénové de 9 000 places ouvrira à Bruz en 2028. Les Champs Libres verront le parcours permanent du Musée de Bretagne et l’exposition Dreyfus rénovés, tout comme le sera celui de l’écomusée de la Bintinais, augmenté d’un nouvel espace consacré à la dynamique du vivant. La Maison du Livre, en association avec le réseau des 54 médiathèques que compte notre territoire, continuera d’œuvrer pour faciliter l’accès à la lecture publique. Rennes Métropole engage une étude, avec le soutien du Département d’Ille-et-Vilaine, pour accompagner huit écoles de musique dans la redéfinition de leurs projets dans un contexte financier contraint pour les établissements qui dispensent des enseignements artistiques.

Accompagner les jeunesses et le sport

Notre projet pour les jeunesses est une politique transversale qui vise à favoriser l’émancipation par l’insertion sociale et professionnelle, par l’accès au sport, à la culture, par la protection des plus vulnérables et la garantie de bonnes conditions matérielles d’études. Les Champs Libres continueront d’accueillir « Nos Futurs », le festival qui donne une place centrale à la parole des jeunes sur les transitions écologiques, sociales et démocratiques. La carte Sortir! sera étendue à tous les étudiants boursiers, qui bénéficieront par ailleurs de la gratuité des transports en commun.

Enfin, nos grands clubs sportifs font rayonner la métropole rennaise dans toute la France. Afin de mieux les accompagner, nous étudierons la possibilité que le sport de haut niveau soit classé d’intérêt métropolitain.

Développer un numérique inclusif

Nous mettrons en place une politique ambitieuse de médiation et d’inclusion appuyée sur un réseau de 25 conseillers numériques à l’échelle métropolitaine. Cela permettra de consolider l’accompagnement des personnes en situation d’illectronisme, en coordination avec les acteurs institutionnels et associatifs du territoire. En cohérence avec la nouvelle organisation des services, nous formaliserons une feuille de route articulée autour des acteurs de la médiation, de la culture et de la citoyenneté numérique.

Encourager la participation citoyenne

Nous cherchons sans cesse à améliorer la qualité du service rendu aux citoyens, en renforçant, partout où cela est possible, la proximité entre la métropole et les habitants des communes qui la composent. Rennes Métropole s’est dotée d’une Charte de la participation citoyenne pour favoriser l’intervention de toutes et tous dans la vie institutionnelle de la collectivité. L’Assemblée citoyenne, dont les participantes et participants sont tirés au sort, formés et accompagnés, garantit la transparence et l’inclusion des habitants dans les décisions métropolitaines. Elle est chargée de rédiger le futur guide de la participation citoyenne. Nous continuerons de développer la culture de la participation citoyenne grâce au réseau d’échange entre les communes.

Conforter les coopérations et les solidarités territoriales

Les frontières administratives n’existent pas dans les réalités quotidiennes des habitants de notre bassin de vie. C’est pourquoi nous poursuivrons le Contrat de coopération, initié en 2022 avec les 15 établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) qui nous entourent. Il a vocation, dans une logique d’alliance des territoires, à accueillir les réflexions menées collectivement sur les questions stratégiques qui se posent à une échelle plus large que la métropole. Dans le même ordre d’idée, nous entretiendrons le partenariat avec Saint-Malo.

Beaucoup de travailleurs résidant hors de la métropole utilisent le train pour rejoindre Rennes quotidiennement. C’est par solidarité que Rennes Métropole a contribué aux investissements réalisés afin d’augmenter les capacités de la gare de Rennes grâce au dispositif « Deux trains sur une même voie ». Nous apporterons notre participation au volet mobilité du Contrat de plan État-Région pour désaturer le noeud ferroviaire rennais et faciliter ainsi la connexion avec nos territoires voisins.

Enfin, nous participerons, aux côtés de Brest, Nantes et Angers, aux réflexions à mener sur l’avenir et l’objet du Pôle Métropolitain Loire Bretagne.

« Faire Métropole » et assurer la solidarité entre les communes

Le fonctionnement de notre métropole est organisé par un pacte de gouvernance, adopté à chaque début de mandat. La recherche du consensus doit rester la priorité, au sein de l’instance centrale de la gouvernance métropolitaine qu’est la Conférence des Maires. Rennes Métropole reverse une partie de ses recettes aux communes sous la forme d’une dotation de solidarité communautaire (DSC), qui vise à réduire les disparités de ressources et de charges. Avec 36 millions d’euros par an, soit en moyenne 74 euros par habitant, elle est la DSC la plus redistributrice de France. La Métropole continuera d’accompagner les communes dans leurs investissements grâce au Fonds métropolitain de transition écologique.

31 têtes de liste engagées